La vie étudiante (partie deux)

Hier je vous donnais une idée générale des cours et de l’université. Aujourd’hui j’ai décidé de consacrer une deuxième partie à quatorze jours du matin de Noël pour vous parler de la vie étudiante… en dehors des cours.

Je vis à Chambéry depuis maintenant un peu plus de trois mois mais ça me parait être trois ans. J’ai tellement pris mes aises et goût à mon indépendance. Je vis à deux pas de l’université et je n’ai qu’à prendre le bus pour me rendre en ville. C’était un choix. J’ai toujours eu une malchance du tonnerre avec les bus que j’ai préféré ne compter que sur moi-même pour me rendre en cours, n’ayant pas encore le permis.
Mon appartement n’est qu’un petit 18m2 mais je l’aime beaucoup, pour sa petite taille il reste très spacieux et fonctionnel (il possède énormément d’éclairages, énormément de prises et énormément de miroirs, je ne comprendrais jamais !). Je souhaite malgré tout l’en changer pour l’année prochaine. J’attendais que mon copain termine le lycée pour qu’il me rejoigne sur Chambéry, comme il ne savait pas encore quoi vraiment faire, mais maintenant qu’il a les idées un peu plus claires sur son avenir, il ne me rejoindra pas car la seule école la plus proche est à Grenoble. Et je refuse de quitter Chambéry maintenant que j’ai mes aises, j’aime cette université, le fait que la ville mise sur le maintient de la nature, etc. Pour l’instant j’y suis bien et ne compte pas en partir.

J’aime pouvoir faire mes propres choix, ne pas aller à tel cours parce que le prof ne fait rien de plus intéressant que de lire chaque note de son cours et en plus de façon inaudible parce qu’il refuse de prendre le micro. Pouvoir me dire “allez tient ! Ce soir je sors” sans contrainte. Danser dans mon appartement à quatre ou cinq heures du matin quand l’insomnie est puissante sans avoir peur de réveiller qui que ce soit. Tout faire sans contrainte. Ça change vraiment la vie et je… respire enfin ?



(Aucun meuble ne m’appartient, si ce n’est que la petite table basse en bois)

Alors je ne le parais pas du tout comme ça, mais je suis irrévocablement insociable. Dans la vie de tous les jours, je n’aime pas l’humanité, ce qui arrive beaucoup moins à travers les réseaux sociaux. Je n’ai que mon amie Chaîma sur Chambéry que j’ai gardé de la terminale et ne me suis fait qu’un ami, Baptiste, de toute ma promo (je rappelle que nous sommes plus de trois cent), tout aussi insociable que moi, et je pense que c’est pour cela que ça a tout de suite collé !
C’est aussi ça la vie étudiante, savoir faire le tri sur les bonnes et mauvaises personnes, c’est le nouvel âge, une maturité gagnée et ton expérience antérieure te permet de bien discerner les choses à présent.

Pour ce qu’il en est du ménage, mon appartement est petit donc c’est rapide à faire. Il n’est jamais vraiment en bordel, c’est surtout la vaisselle qui s’accumule en masse qui me casse les pieds. Et le fait de ne pas avoir d’aspirateur mais un balai me dérange, de ne pas avoir non plus de machine à laver et devoir ramener mon linge sale tous les weekend, ainsi que ne pas avoir de four : ça c’est l’horreur, adieu les pizzas, frites, etc. La dernière pizza que j’ai mangé remonte à une de mes soirées chez Baptiste mais alors les frites……… je ne peux même pas vous dire.

Il m’arrivait, le premier mois surtout, d’avoir de gros coups de mou, de me sentir très seule et en pleurer bien sûr. Très souvent. Ma télévision ne me servait qu’à animer un bruit de fond, et c’est encore le cas mais bien moins, je ne regarde jamais la télévision. Maintenant elle ne me sert plus qu’à éclairer ma nuit, ayant peur du noir. Je passe mes nuits la télé allumée et sans son. Mais uniquement quand je suis seule. Quand je suis chez mon copain, ou même chez ma mère où je dors seule dans ma chambre, il y a zéro lumière. Je sais qu’il y a une présence, donc je suis automatiquement rassurée. Le fait de ne pas avoir de mur derrière ma tête dans mon appartement, si ce n’est qu’un morceau de l’armoire, n’arrange pas la chose ! J’ai toujours cette peur qu’un quelque chose vienne me toucher la tête et je mets encore plus long à m’endormir ! C’est aussi pour cela que j’ai hâte de trouver mon nouvel appartement. Je vais bosser sur mon code et mon permis tout l’été prochain. Si je valide mes deux semestres je serais en vacances fin avril, début mai, j’ai alors quatre mois de vacances et n’ai aucune excuse pour le laisser de côté maintenant que je prends conscience de son utilité, sa nécessité dans la vie étudiante. J’aimerai trouver mon appartement dans le centre de Chambéry cette fois, être vraiment dans la ville et me rendre à l’université en voiture. Je ne pense pas l’avoir en poche pour fin août/ début septembre même si je m’y mets à fond mais je me restreindrai au bus les premiers mois.
Tous les weekend je rentre en covoiturage soit à Thonon pour y retrouver mon copain, soit à Seynod, la nouvelle ville de ma maman, en périphérie d’Annecy. Mais plus souvent, Baptiste m’y dépose, vivant un peu plus loin et ça, ça c’est bien mieux que les covoiturages très souvent barbants !

▷ Je vous fais de gros bisous et retourne à mes révisions !

Et je souhaite un joyeux anniversaire à ma soeur Vanessa que j’aime fort qui fête ses vingt-neuf ans aujourd’hui.

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Commentaires

  1. 11 décembre 2016 / 7:32

    Ton appartement te ressemble je trouve. Clair. Rayonnant. Ordonné. Beau.
    Je suis contente que ta petite vie te plaise, personnellement je n’ai pas eu la force que partir de mon petit chez moi, surtout à 17 ans, sans pouvoir passer le permis. Mais bon, ça viendra avec le temps.
    Je n’ai pas beaucoup d’amis non plus à la fac. Juste une seule. Et ça me suffit largement. Fini, ces fausses amitiés du lycée aha.
    Enfin, bref, j’arrête de m’étaler.
    Je te fais de gros bisous ma belle, et même si je te ne t’envoie pas trop de messages, je pense fort à toi. N’hésite pas si tu as besoin, de parler ou je ne sais pas, un jour.

    • Manon
      Auteur
      11 décembre 2016 / 7:41

      Hello ma belle Alyssa, si tu le voyais en ce moment même tu ne dirais pas ça… bon je mets ce désordre sur le dos des partiels ! Je l’aime beaucoup ce petit appartement, vraiment, mais j’aimerai quelque chose d’encore plus épuré, grand et bien sûr avec la possibilité d’y mettre mes propres meubles ! C’est le défi que je me lance pour l’été qui arrive 🙂
      Il y a un temps pour tout, 17 ou même 18 ans pour mon cas c’est très jeune pour quitter le cocon familial, mais pour ma part je n’ai pas eu le choix et j’en avais besoin, comme tu dis ça viendra avec le temps, certaines personnes ont plus de mal que d’autres à quitter cette sérénité que nous apporte le domicile familial… c’est vrai qu’on s’y sent en sécurité, je m’en rends bien compte maintenant les week-ends où je rentre !
      Je vois que nous sommes toutes les deux dans le même cas, nous n’avons qu’un ami, mais on sait que l’on peut compter sur lui… je me trompe ? Et ça, ça c’est bien mieux qu’en avoir 10 qui te tournent à la moindre chose qui ne va pas ! La fac fait gagner en maturité ça c’est clair et net !
      Viens me parler quand tu le souhaites ma jolie, peu importe le sujet, que tu sois triste ou heureuse je prends de même 🙂
      Manon ♡

  2. 11 décembre 2016 / 9:45

    Très intéressant ton article sur la vie étudiante! Pour moi ça sera l’année prochaine, j’ai hâte et j’appréhende en même temps! En tout cas ton appart à l’air très mignon et bien décoré😄 des bisous ♡

    • Manon
      Auteur
      11 décembre 2016 / 12:26

      Hello ma belle, ne l’appréhendes pas et prend-la comme elle vient. Pour ma part j’avais besoin d’espace et d’indépendance, je ne l’ai jamais vraiment appréhendée, mais plutôt au contraire souhaitée, j’avais juste peur de la distance que cela mettrait entre mon copain et moi, et malgré quelques minimes coups durs, notre couple se porte plutôt bien 🙂
      Ce n’est pas une chose à appréhender mais à recevoir comme une chose de la vie, et plus tu l’appréhenderas, plus -je pense- le choc se fera. Le choc d’être entourée puis seule d’un coup, le choc de te retrouver livrée à toi-même, face à toi-même à prendre tes propres décisions. Attends-y toi juste, prépare-toi simplement à entrer dans cette évolution de ta vie et ce sera moins dur le jour J 🙂
      Pour ma part je sais que, les quelques premières semaines, quand j’avais un coup dur j’appelais ma maman ou mon chéri et après ça j’étais d’attaque pour une nouvelle semaine !
      N’oublie pas que je suis aussi là si tu as besoin de conseils et de soutien, et pas que pour quand tu seras étudiante.
      Je t’embrasse ♡

      • 11 décembre 2016 / 12:29

        Merci pour ton petit mot rassurant, de toute façon il faut bien avancer dans la vie ! Bisous ♡

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