La vie étudiante (partie une)


Nous sommes à J-15 de Noël et j’ai cette envie de rédiger cet article depuis à peu près deux ou trois semaines après ma rentrée à la fac. Je suis, depuis cette fin août, à l’université de Chambéry, plus connue sous le nom de USMB (Université Savoie Mont-Blanc) ou même plus explicitement, Université Jacob, en faculté de droit. Juridiquement parlant, je suis une petite “juriste”, mais on ne s’en tiendra qu’au terme d’étudiante ici. Pour le moment, je suis dans une licence Droit AES (Administration Economique et Sociale……. pour une ancienne littéraire, je douille !) bref je déteste l’éco, ce n’est pas nouveau, j’ai simplement hâte de valider mon année pour pouvoir me consacrer pleinement au droit !

Ma perspective de l’avenir est encore floue, jusqu’à janvier dernier je me voyais journaliste en presse écrite de mode (rédactrice en chef), ou même styliste, architecte d’intérieur, photographe, écrivaine,… en gros tout ce qui touche le domaine de l’art. Ne me demandez pas ce que je fais en droit, je ne saurais moi-même y répondre ! Ce que je sais c’est que ça m’intéresse énormément, j’aime en apprendre davantage tous les jours (surtout en droit civil, ceux qui me suivent sur SnapChat pourront le confirmer !). Alors je ne sais pas ce que je ferais avec ma licence (à priori je partirai plus pour un master, ou même un doctorat si vraiment je veux pousser mon savoir un maximum). J’ai l’idée d’être avocate civile ou pénale (le monde du pénal m’a toujours plus sensibilisée plus que le civil, toucher de près des affaires, etc c’est tout à fait mon truc ! A l’âge de douze ans je voulais être criminologue ou policière scientifique). Le seul problème avec le pénal, ce qui touche moins le civil, c’est de défendre des violeurs d’enfants, tueurs, etc, ça ne me branche VRAIMENT pas (et traiter des divorces tous les jours en civil c’est déprimant), j’aimerais juste exercer mon pouvoir et mon influence à mon juste titre… et c’est là que vient l’éventuel doctorat en poche : juge d’application des peines c’est TORRIIIIIDE (hm je m’emporte) ! Non vraiment, pouvoir juger par moi-même, déterminer la façon dont le coupable va purger exécuter sa peine , ça ça me parle ! Mais comme je vous dis tout est flou et si ça se trouve je ne ferais qu’une licence..!

Pour ce qu’il en est des cours, les horaires sont plus cool, terminées les journées complètes et vraiment très chiantes du lycée, je peux maintenant me retrouver avec deux heures d’un même cours dans la journée seulement (toutes les matières se font par des cours de deux heures chacune). Les profs nous donnent des pauses de dix-quinze minutes toutes les heures et ça, ça change vraiment la vie. Ils nous ont clairement expliqué que le cerveau ne pouvait pas se concentrer plus de quarante-cinq minutes et qu’ils préfèrent la qualité du travail à la quantité. Alors toutes les heures, j’ai le droit à la pause clope malgré que je ne fume pas (mais les fumeurs sont de très bons amis), je me contente de mon café vanille et ça ne fait que me rebooster pour une nouvelle heure (soient bénies les machines à café, thé et nourriture à trois mètres des amphis !)

Beaucoup d’étudiants se plaignent des cours en amphi, en langage étudiant : CM (Cours Magistraux), que c’est très bruyant, qu’il est très dur de s’y concentrer, je suis d’accord mais serait-ce du masochisme de les préférer aux TD (Travaux Dirigés) ? J’aime l’indépendance plus que tout, et avoir un chargé de TD par groupe très réduit d’une vingtaine de personnes ne rime à rien avec ça… (nous sommes plus de trois-cent dans la promo).

Pour envisager ses études en droit, il faut vraiment être passionné. J’ai eu la chance de pouvoir avoir comme option du droit l’an passé en terminale, elle a, pour moi, été une initiation à la matière et c’est aussi en grande partie pour cela que j’ai choisi de miser mon avenir là-dedans.
En soi, les cours ne sont pas bien compliqués. Tout dépend des profs. Certains vont beaucoup trop vite et même taper sur un clavier d’ordi c’est impossible. D’autres ne prennent même pas la peine de parler dans le micro… je ne ferais aucun commentaire sur ce genre de profs. D’autres lisent leurs notes et là t’as juste envie de dormir ou partir mais tu te maintiens un maximum ! Ou d’autres, comme monsieur Le Bourg (formidable professeur, s’il passe par là un jour) sont captivants de a à z (et pas que parce qu’il enseigne ma matière “totem”, le droit civil) non parce qu’il sait comment nous parler, comment nous faire réagir. T’en es presque triste quand le cours se termine !
Je dirais que le droit n’est pas très difficile, il faut simplement garder la tête là dedans, ne pas avoir tendance à vouloir quitter le cours (les tentations de la fac rah !) ou même vouloir checker rapidement ton portable… ce qui était de base “rapidement” dans ta tête se fini en moitié de cours passée le nez fourré dedans.. pertinent n’est-ce pas ?

Je suis en plein dans les partiels. Je stressais énormément de leur approche, mais maintenant que je suis lancée ça va un peu mieux… bon je n’ai eu que deux épreuves, une le vendredi vingt-cinq novembre et une autre il y a deux jours, la semaine à venir m’angoisse un peu pour être honnête. Ok je stresse.
Pendant les deux petites semaines de vacances révisions qui se  terminent ce week-end, je me suis rendue tous les jours à la BU pour bosser, bosser, bosser (sans oublier la pause clope sans clope chaque heure !). Je ne m’accordais du répit que le soir en sortant un peu, en regardant un film ou en rédigeant des articles. Et voyez que même quand je ne révise pas, je parle de droit et de la fac à travers mes articles… j’aime définitivement me torturer !

▷ Alors si vous êtes au lycée, en terminale, et que les inscriptions sur APB vont bientôt ouvrir… n’allez pas en droit !
Très sérieusement, comme je l’ai dit plus haut, c’est vraiment passionnant, j’aime me lever le matin pour aller en cours, ce qu’il n’était jamais arrivé avant. Suivez votre instinct et si vous êtes dans le coin, en droit ou non, je serais heureuse de vous y retrouver l’an prochain.
Si vous avez besoin de plus de renseignements sur le droit ou même l’université dans sa généralité, n’hésitez pas à venir me parler en commentaire,  sur Twitter, ou même sur l’adresse mail du blog !
Si vous avez prêté attention au titre, vous aurez compris que demain, sans surprise, sera publiée la deuxième partie de cet article, un peu plus différente.

Je vous embrasse.

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